1/19

 

                                                                                                                                                                                                THE 7 VICES 

Note d’intention du réalisateur

Ce film est composé d’une suite de sept courts-métrages correspondant aux sept péchés capitaux. En guise d’introduction ainsi qued’épilogue, on trouve une fillette - à qui la voix off de Saint-Thomas d’Aquin promet de lui raconter une histoire. Elle est l’emblème de la décadence et de l’espoir. Le roman-labyrinthe « Marelle » de Cortázar, un livre sans fin, suggère l’ambiance. Le jeu insouciant d’une fillettesautillant entre « terre et ciel » est une métaphore de « l’enfer et le paradis » qui seront au cœur du film.

Chacun des sept courts se déroule à une époque différente, répond à un genre esthétique, une langue, un cadre et un rythme dramaturgique qui lui sont propres. Je souhaitais pouvoir célébrer de grandes références cinématographiques, telles que Chris Marker, Sokurov, Chaplin, Greenaway ou Cronenberg tout en saluant les grands hommes de lettres comme Borges, Tolstoï, Hemingway, Kafka, Rimbaud, et les faire communiquer avec les univers artistiques de grands maîtres de la peinture ; Monet, Pollock, Edward Hooper, Bosch ou Andreï Roublev... Une réflexion autour de ces « maîtres » m’a ensuite conduit à l’idée d’un second dialogue, celui qui pouvait avoir lieu entre les références dites « classiques » et des artistes contemporains : acteurs de renom, street-artists, musiciens expérimentaux, un orgue à feu, artistes plasticiens, stylistes et artisans de génie.

Pour Borges tout homme est Homère. Il n’a eu de cesse de créer despersonnages qui se dupliquaient, qui perdaient leur identité, car pour lui un homme « incarne » tous les hommes. Parfois le traître est aussile héros. Quant à moi, j’ai toujours été fasciné par cette idéed’ambiguïté sous-jacente, de métamorphose magique qui s’opère parfois chez l’homme de manière inattendue. Ainsi, la galeriste dans Le Voleur des âmes est à la fois la femme brisée et le monstre anthropophage, quant au chasseur, il se voit piégé.

Ma volonté n’était pas de créer ni un pastiche ni un amas de référencesclassiques mais d’apporter une vision cocasse, originale, à la fois tragique et drôle, dérangeante et légère aussi, d’un sujet qui, depuis toujours, touche les hommes et qui est indéniablement intemporel et inépuisable. Les péchés capitaux, avec leur part d’obscurantisme, pourraient être à l’origine de certains comportements humains. Les méandres secrets de la conduite sociale, les faux-semblants, cette vérité dont chacun pense en être le détenteur, sont des thèmes qui me hantent depuis mes premiers travaux : Deadtime, 9 de copas, Brain damaged, Mc Clean.

Ici, ce qui me séduisait était de plonger d’emblée, sans parachute, au sein des thèmes qui se dégagent des 7 « vices » : la frustration,la perte de l’identité, le rejet d’un enfant, l’aveuglement, la cruauté sans raison, l’égoïsme, le meurtre, la naïve nonchalance. Je n’ai paseu peur d’une certaine liberté ; au contraire, l’excessif, lorsque lesdialogues sont quasiment absents, peut apporter une musicalité poétique et symbolique supplémentaire, une sorte de théâtralité. C’estpourquoi le langage corporel, les décors, les silences et l’habillagesonore ont une place essentielle dans ce film qui se veut onirique et fantastique avant tout. Dans Poker, la surabondance des clichés issuedes stéréotypes poussera autant au rire qu’au terrible.

Mes origines argentines et des parents professeurs m’ont très viteplongé dans l’univers des arts et de la littérature. Un oncle m’offrit mon premier appareil photo tout petit. Mon goût pour l’image n’a cessé de s’accroître depuis. La photographie, la vidéo, les courts-métrages. En hommage à la photographie, justement, tous les courts seront ennoir et blanc à l’exception de Métamorphose.

Quelques collaborations précédentes avec des musiciens, m’ont dirigé vers des univers aussi éclectiques qu’introspectifs. Du talent de pianiste d’Adrian Maglia (Argentine),  le groupe Vera Baxter (Argentine),Waterflower , Nicolas Ker  jusqu’auxpuissants chants thermiques de l’Orgue à feu de Michel Moglia (seul au monde à faire parler le feu). Ces voix sonores qui, toutes, ont accepté de faire partie de ce projet, confèreront à chacune des scènes une ambiance particulière.

Marioara Cheptene & Steev Gaudet, champions mondiaux de danse, m’ont fait le grand plaisir d’accepter de jouer dans Rêves, en apportant leur expérience et grâce uniques.

Parmi les comédiens qui m’ont fait le grand honneur d’accepter maproposition, je compte avec Arielle Dombasle , KATINKA, ainsi que Mary dre Motema, Chihiro Niuya, la street-artist allemande Konny Steading, l’argentine Jimena Buttigliengo. Le talentueux styliste Nobuki Hizume, l’artiste  ont également accepté de faire partie de ce film.

Aussi, avons-nous fait le choix d’un tournage en immersion, dans desdécors naturels, malgré les contraintes budgétaires ou météorologiques que cela peut représenter. Que ce soit un jardin ou une forêt, une plage, une abbaye ou un château, ou bien le Conservatoire Russe de Paris Rachmaninoff, l’authenticité de ces cadres naturels sont en résonance avec un caractère intimiste et un souci esthétique inhérents au film.

La place des sens me semblait enfin pouvoir être une voie à creuser.La sensorialité qui se dégage d’un film peut aussi s’expérimenter d’une façon brute, sauvage, tel que peut l’être le souvenir d’unparfum ou une musique de notre enfance. D’où l’idée des installations dégageant des parfums dans les salles de projection. Al’expérience visuelle s’ajoutera une expérience sensorielle.

Qu’est-ce que la morale ? Que prétendent nous apporter les religions ? Quelle éthique est censé avoir un homme en société ? Quelle est la part de responsabilité ? Pouvons-nous échapper à notre destinée vicieuse ? Nous finirons par tuer notre planète aussi ?

Le film pose ses inquiétudes, au spectateur d’y répondre.


Gabriel Otero

THE MAGIC TEAM 

Réalisateur Gabriel Otero

Script Gabriel Otero

Storyboard Ana Maria Sugden

Assistant Direction Felicite Rizzo

Chef Opérateur Francois Xavier

Chef Décorateur Lazhar 

Premier Assitant Adam Charpentier

Sound Mixer Ernesto Figge
Director Art Gabriel Otero

Accessoiriste Denis Lourenco

Technicien de lumiere Hernan Guzman

Photographe Backstage Natalia Zavialova
Assistant Preprod & Costume Lea Rimaux

Make Up Coiffeur FX Clara Ferrer 

Make Up Coiffeur FX Anaïs Decoudun Boissy

Make Up Coiffeur Pamela Ferreira

Maître de Calligraphie Tomoko Furukawa

Collaboration Russe Katinka

Collaboration Japon Murielle Dejaeghuere

Collaboration Danse Penelope Rigal

Collaboration Maquete Barak Architecture 

Catering Emilie Lang

Ingénieur de son Ernesto Figge

Casting Gabriel Otero

Location Gabriel Otero & Filipe Dos Santos

Ilustration Antoine Errasti

Architecture Olfactive Emosens

Ilustration Poster Sacha Rezni

Bijoux Katinka 

Styliste Head Pieces Metamorphosis Nobuki Hizume

Styliste Japon Stephanie Lambert  

Styliste Chicago & Nouvelle Vague Katinka

Styliste Russe Duo Style Bruno Petit et Corinne Pion 

CASTING

SPECIAL GUEST APPEAREANCE

Arielle Dombasle

Nicolas Ker

LEAD CAST 

Chihiro Niuya

Katinka

Jimena Buttigliengo

Mary dre Motema

Chloé Rigal

Patricia Kan

Marioara Cheptene

Steeve Gaudet

Emilie Lang

Pierre Cheremetieff

Tomoko Furukawa

Takako Ogasawara

 Stephanie Lambert

David Fuchs

Keyline

MUSIQUE ORIGINAL

AdrianMaglia -Argentina

Vera Baxter - Argentina

Michel Moglia - France Orgue à feu - Chants thermiques 

Patrice Lorion -France

Waterflower - Lettonia

Suzanne Ben Zakoun - France 

Camille Raphael Berard - France 

Nicolas Ker - France 

Franco Cinelli -Argentina

Maria de la Fuente -Argentina

Filipe dos Santos - France

Gabriel  Otero -Argentina

ELEVEN UN FILM DE GABRIEL OTERO.png
1/26
1/67